Lorsque nous écrivons une chronique mensuelle, notre inquiétude ne vient pas du sujet, mais voir à ne pas se répéter. Il faut mois après mois être en mesure de capter l’attention du lecteur. Il faut être vendu à la cause et aussi être capable de vulgariser le sujet lui-même.
Nous sommes quelques-uns dans la province à être assez mordus pour oublier l’aspect pécuniaire de l’assurance collective. Nous prenons quelques heures de notre temps pour bien faire comprendre les tenants et aboutissants de ce produit qui même après plus de 50 ans d’existence est encore mal connu.
À la base, un régime d’assurance collective est très bénéfique à l’ensemble des travailleurs. Celui-ci permet d’éviter à un individu ou à sa famille de se créer des dettes lorsque survient la maladie. Tout n’est pas parfait, nous n’avons pas encore trouvé le produit qui s’adapte à la situation de chacun. Dans la construction des régimes, il y a les couvertures de base, cependant, tous n’ont pas les mêmes besoins en assurance vie, pas plus que l’ensemble des soins de santé ne répond à la totalité des besoins de tous les individus. Bien sûr, il y a les comptes de gestion en santé, rendu là, on ne parle plus d’assurance ou en d’autres mots de mise en commun, mais ça fait partie du paysage.
Les assureurs et les conseillers spécialisés comme nous, ne cessons de rechercher des moyens afin de faire en sorte de stabiliser les coûts, mais les réseaux de distribution sont mal adaptés à notre réalité. Tant et aussi longtemps que ces produits seront entre les mains de personnes qui n’ont comme intérêt, leurs poches, autant chez certains assureurs que chez les courtiers. Les coûts ne cesseront de monter au grand désespoir des employeurs et de leurs employés. Vous pourriez faire un parallèle entre le prix de l’essence et l’assurance collective. Un jour on vous présente un prix plus bas et quelques heures plus tard, on augmente ce prix et on recommence comme ça année après année et les gens mordent.
Si on payait le prix que ça coûte, mais non, on veut toujours payer moins cher et on se fait avoir. On a vu des primes d’assurance collective augmentées de 100% en pas 5 ans, ce n’est pas normal. Les assureurs connaissent ce marché et ne veulent surtout pas faire de pertes, car les risques sont énormes et la concurrence féroce, même à ce titre, le consommateur n’est pas gagnant pour autant.
Je sais que je prêche dans le désert, cependant, si on en croit l’histoire, certains ont eu de la chance et on en parle encore aujourd’hui. La simplicité a encore sa place.